Milton Wolf Seminar

Sélectionné comme emerging scholar fellow pour participer au Milton Wolf Seminar organisé par l’Académie Diplomatique de Vienne et l’Université de Pennsylvanie (uPENN) les 3 et 4 avril 2015, j’y ai présenté les enjeux d’une recherche initiée par Archippe Yepmou et portant sur la diffusion du hashtag #Iwili pendant la « deuxième révolution » du Burkina Faso. Ce texte rassemble les premiers éléments de cette recherche qui a été discutée par plusieurs experts du Counter Violent Extremism (CVE) réunis à Vienne à cette occasion. Nasser Weddady m’a plus particulièrement encouragé à poursuivre l’étude des langues pré-coloniales pour comprendre la guerre de l’information qui sévit actuellement en Afrique sahélienne. En effet, l’utilisation de ces langues permet également aux groupes terroristes de diffuser des messages au-delà des frontières territoriales et linguistes héritées de la colonisation et de « l’effet Sykes-Picot », qui était le thème central du MWS un siècle après le partage du Moyen Orient par la France et la Grande Bretagne.  

Lien vers les notes préparatoires à mon exposé en anglais

 

La diffusion du #Iwili en 2015 correspond à celle des langues pré-coloniales encore utilisées

 

 

La circumvolution de l’Afrique par les câbles sous-marins

Lors du premier sommet des Africtivistes, qui s’est tenu à Dakar du 26 au 29 novembre 2015, Internet Sans Frontières présentait les enjeux des câbles sous-marins de l’Internet mondial pour l’Afrique. Devant plus d’une centaine de représentants de 25 pays africains, francophones et anglophones, j’ai pu  démontrer en quoi la distribution actuelle des câbles sous-marins est une cause majeure d’inégalité d’accès à Internet en Afrique. Ce fut aussi l’occasion de démonter les mécanismes de la surveillance de masse mis en place par les agences de sécurité des pays qui contrôlent le trafic intercontinental de données numériques (notamment les États-Unis, France et la Grande-Bretragne). Ces quelques cartes, chiffres et graphiques donnent à voir la réalité des dépendances africaines vis-à-vis des infrastructures mondiales et interrogent sur les conditions qui permettraient une meilleure pénétration de l’Internet  en Afrique comme une plus grande maîtrise des citoyens africains sur leurs données numériques. 

DAKAR 2015 AFRICTIVISTES